CHAPITRE II
UNION
Quelques jours pour tard, à la sortie des cours, Nisou regardait avec appréhension les nuages dans le ciel, se demandant ce que lui réservait
l’avenir. Elle fût sortie de ses préoccupations par Shiji qui arriva subitement en criant son nom. Arrivant à son niveau, elle lui attrapa le bras et tout en marchant à ses côtés, elle commença à
dire : « Tu ne trouves pas que le temps est superbe ? Je ne pouvais pas rêver mieux pour la semaine de mon mariage, non ?
-Sûrement, répondit Nisou. »
La capacité de positiver de Shiji la déconcertait toujours autant. Mais c’était pour cette raison qu’elle était devenue amie. Shiji était la seule de cette université à
avoir donné la force à shiji d’affronter les étudiants qui lui étaient hostilles. Il semblerait que depuis toujours le clan Mimamoru ait eu une sombre réputation personne ne se bousculait pour
devenir ami avec l’un de ces membres. Et pourtant, Shiji et son impertubable optimisme avait réussi à les entraîner toutes les deux à faire des connaissances, voir se faire des amis. Certes, il
n’y en eu qu’un seul qui mérita réellement un tel status ; il s’agissait de Hyo. Ces trois amis là formait le tableau parfait d’un trio inséparable.
Ce n’était pas la seule occasion où la motivation de Shiji lui avait rendu service et lorsqu’elle lui demanda avec entrain de venir l’aider pour les préparatifs du mariage,
Nisou ne pu le lui refuser.
C’est donc en parlant robe de mariée et accessoires, que les deux amies rentrèrent au manoir.
Après une bonne heure et demi de révisions assidues, Nisou se dirigea vers la pièce où tout le monde s’afférait autour des prépartifs. A son entrée dans la pièce, les femmes
rassemblées se turent brusquement, comme surprise en flagrand déli de délation. Nisou également interloquée, resta statufiée se demandant si elle avait commis quelque impolitesse en se présentant
si tard ou en ayant ouvert la porte sans s’annoncer.
Après avoir constaté qu’il ne s’agissait que l’une d’entre elles, elles reprirent leurs travaux et leur conversation sur un ton animé.
« Oui, et puis un cousin, ce n’est pas comme s’il s’agissait d’un frère ! On ne peut pas parler d’inceste ! » Dit l’une d’elle, qui visiblement n’était
pas gêner plus que ça par la présence de Nisou. « Cependant, il ne faut pas prendre ce sujet à la légère, dit une autre, car dehors on nous regarde de travers !
- Moi, on m’a même regardé avec pitié l’autre jour !
- Je pense qu’il ne faut pas chercher à étouffer les rumeurs, nous donnerions une pseudo preuve de notre tord ! Notre clan à ses raisons, ils ne peuvent pas
comprendre ! »
Nisou, ne comprenait pas vraiment ou menait cette conversation, mais les propos que tenaient toutes ces femmes la choquaient autant que ceux de la cérémonie au
Temple.
Comme elle était toujours plantée à l’entrée de la pièce, interdite par tout ce qu’elle entendait, une vieille femme s’apporcha d’elle et lui fit signe d’aller prendre place
sur une des chaîses encore libre et de prendre un des ouvrages en rubans, qui servirait à orner les tables et les lieux pour le mariage. Puis elle même retourna s’asseoir dans un coin de la pièce
et dit d’une voix posée mais puissante : « Ne jacasser pas ainsi ! Si notre clan agit selon cette tradition, c’est parce qu’il a en effet de très bonnes raisons, qu’aucune d’entres
vous n’est en âge de comprendre. » Toutes les femmes se regardèrent en fronçant les sourcils d’un air perplexe, estimant qu’elle seraient capables de comprendre n’importe quelles raisons,
surtout si elle les concernait. Mais la vieille femme ajouta : « Ce secret est tellement important que mêm sur votre lit de mort on hesitera encore à vous le révéler. » …
« Ne vous étendez pas sur nos coutûmes à qui veut bien l’entendre ! » Cette dernière phrase était un ordre et tous les nezs c’étaient baissés sur leurs ouvrages et ne disaient plus
un mot. Dans ce silence, seules deux jeunes filles étaient estomaquées par cet échange déconcertant : il s’agissait de Shiji et Nisou. Quand leurs regards se croisèrent, elles surent que ce
qu’elles venaient d’entendre resterait grâvé pour toujours dans leurs mémoires, comme une révélation, même si qu’à demi prononcée.
Tout le clan était rassemblé au milieu de la cours, en tenue de cérémonie, sous un soleil magnifique, dont les rayons jouaient avec les branches en fleur des cerisiers. Le
grand jour était enfin arrivé !
Dans le Temple, Nisou observait tous les membres vêtus de leur plus beaux costumes traditionnels, pendant que le protocol de la cérémonie suivait son court.
Le temple était juste assez grand pour accueillir la famille dans son intégralité et bien qu’il puisse sembler petit, c’était un Temple de toute beauté, sans égal dans le
village. Il se découpait dans le ciel sur trois étages, avec à chaque étage les bordure d’un toît rouge sang. Ce temple n’aurait pu laisser croire qu’il dadait de plusieurs siècles. En effet, le
clan était très ancien et le temple remontait aux fondements de cette famille. On pouvait voir sur le mur arrière du temple une gigantesque dalle, sur laquelle était
rassemblé les noms de tous les membres décédés du clan. Cette dalle fesait fièrement front à la montagne, représentant les ancêtres en contemplation devant celle-ci.
Nisou trouvait se temple magnifique, bien trop même pour une simple famille, aussi vieille soit-elle !
Chaque statue, chaque ornement à l’or fin, chaque dessin semblaient remplis de mystère et attiraient l’œil, comme s’ils voulaient nous révéler leurs secrets. Pour sûr, que
ces murs avaient dû en voir des choses au cours des 4 derniers siècles. Il y avait même des légendes sur ce temple.
La plus répandue concernait une bataille qui aurait eu lieu, à l’emplacement même de domaine des Mimamorus. Il n’y avait pas de détails qui expliquaient pourquoi cette
bataille avait eu lieu, mais il semblerait que la montagne devant lequel le temple fût construit, soit devenue sacrée depuis ce jour. Le temple était en quelque sorte le gardien de cette montagne
et c’est pour cette raison que la pierre où se trouvait les noms de tous les ancêtres étaient placés face à celle-ci, comme si toutes ces âmes veillaient en permanence sur le site.
Nisou n’était pas très croyante, mais elle aimait cette histoire. Pour elle cela avait un côté romanesque et donner un peu de poésie à ce clan ne faisait pas de mal.
La cérémonie se déroula paisiblement et avec une joie calme. Les rites étaient accomplis, rythmés par le bruit de la fontaine au bambou à bascule du jardin avoisinant. Nisou
regardait tout cela du fond de la salle pour ne pas risquer que l’on aperçoive ça mine renfrognée. Pour rien au monde elle n’aurait voulu gâcher la grande journée de son amie.
Shiji était resplendissante. Sa Robe de mariée consistait en un magnifique kimono saumon brodé de fil émeraude et d’argent. Un ruban d’un mauve profond lui marquait la
taille et descendait jusqu’à ses pieds. Vraiment, elle n’aurait pas pu être plus belle.
A la fin de la cérémonie tout le monde sorti en rang par ordre d’âge et de hiérarchie du clan. Nisou se trouva à côté de Goshi et bien que cela ne la réjouissait pas elle
lui pris le bras et descendit docilement les marches du perron avec lui. Au moment de le lâcher, il lui glissa d’une voix neutre : « Ton tour viendra et tu seras certainement encore
plus belle ! »
Nisou faillit en tomber à la renverse. Elle avait bien entendu, il venait de lui faire une sorte de compliment. Cependant il rajouta gêné « Mais pour le moment ce n’est
pas vraiment ça ! »
C’était trop beau pour être vrai. Comment avait-elle pu se laisser prendre à un comportement aussi puéril ?
Pourtant Nisou était loin d’être un vilain petit canard. C’était même une jeune fille magnifique ! Pour ses 19 ans, elle n’avait plus rien des airs enfantins de
l’adolescence, mais en avait toute la fraîcheur. Elle avait une silhouette athlétique qu’elle entretenait grâce à son art martial préférer et une chevelure abondante et brillante d’un blond
vénitien peut répandu. C’était vraiment le genre à faire fantasmer tout homme normalement constituer. Seul Goshi semblait réellement la trouver mal arrangée.
Nisou, quant à elle, ne pouvait pas nier que son cousin était un jeune homme charismatique, d’une rare beauté. Il avait les cheveux d’un noir corbeau et les yeux d’un vert
profond. Ce garçon possédait une classe naturelle, qu’il soit en kimono décontracté, en costume trois pièces ou bien encore en débardeur de sport. Il en jouait et pouvait parfois avoir cet air
hautain des gens sûr d’eux. Enfant il avait aussi dans le regard la gentillesse et la bonté, mais cela appartenait à une autre époque, il ne fallait plus y repenser.
A la tombée de la nuit commença une réception en l’honneur des nouveaux mariés, à laquelle s’étaient joints quelques amis intimes de la famille. Shiji et Nisou avaient donc
invité leur seul camarade de l’université : Hyo.
Alors que les deux mariés s’entretenaient avec Nisou et Hyo, Goshi s’approcha avec cinq coupes qu’il leur distribua et leur remplir de champagne. Aucun, d’entre eux
n’étaient habitué à ce genre d’attention venant de sa part, mais supposèrent que pour un jour exceptionnel il y avait des comportements qui l’était tout autant.
« Je trinque à vous, nos jeunes mariés. »
Tout le monde souria à cette déclaration, mais…
« J’espère que vos enfants pourront vous remercier plus tard ? La consanguinité se n’est pas très bon à ce qu’on raconte ! »
Horrifiée par ce qu’il venait de dire Shiji, partie en courant suivit de son mari qui voulait la calmer.
« Vraiment, ça se confirme, dit Nisou, tu n’as vraiment pas de cœur !
- Mais je ne fais que dire la stricte vérité ! » Une lueur de malice malveillante irradiait de son visage.
« Mais en ce qui te concerne, il semblerait que tu aies décidé de contrecarrer les plans que mon prère à pour toi ! »
Son regard lourd de sous-entendus pesait sur le pauvre hyo. Goshi était tellement insistant que Hyo particulièrement gêné, ne savait plus se qu’il devait dire. Il finit
simplement par détourné le regard avec un air de mépris.
« Mais que vas-tu t’imaginer ? Ne va pas voir des histoires là où il n’y en a pas ! Il est vrai que tout ce qui touche à l’amitié, ça t’échappe ! Je ne
croix pas te connaître un seul ami ? »
Avec sa remarque, Nisou avait visé juste. Goshi lui répondit d’un regard rempli de reproches et tourna les talons pour rejoindre d’autres invités. Nisou ne regretta pourtant
pas d’y avoir été si fort.
C’est alors, qu’elle attrappa le bras de Hyo et l’entraîna dehors, loin de la foule, pour lui présenter quelques excuses. Elle souffla en regardant ses chaussures tête
baissée :
« Ne te méprends pas sur les propos de mon cousin. Il me déteste et dirait n’importe quoi pour me blesser moi ou mes proches !
- ça ressemblait plus à de la jalousie ou de la frustration ! Lui répondit Hyo. Mais ce qui m’inquiète, c’est plutôt ce que toi, tu lui as répondu… »
Nisou releva la tête d’un air interrogateur. C’était à présent au tour du jeune homme de regarder fixement ses pieds. Il n’osait pas la regarder, mais il prit son courage à
deux mains.
« A ton avis, pourquoi est-ce que je me lève tous les matins ? Pourquoi est-ce que je fais un détourd par chez toi sur le chemin de la fac ? Et pourquoi dès
que j’entends des gens dire du mal de toi ou de ta famille, j’ai envie de les fapper pour leur rabattre le clapet ? » … « C’est parce que je ne veux pas que tu souffres et pace que
j’ai de tendres sentiments pour toi … »
A cette déclaration, Nisous se mis à rougir si fortement que la première réaction qu’elle eu fût de masquer son visage à l’aide de ses mains.
« Non, s’il te plaît, ne cache ton visage ! » Implora-t-il.
Il avait déjà attraper les deux petits poignets pour les écarter de son visage. Puis s’appercevant qu’elle avait gardé les yeux fermés, il enlaça sa taille et l’attira vers
lui afin de l’embrasser tendrement.
« … » Nisou était sous le choc et n’osait plus bougée. Elle était là, scotchée dans se bras, les yeux écarquillés de surprise et de stupeur. Dans son cœur, elle
sentit quelque chose vaciller. Ce qu’elle ressentait était-ce ou non une bonne chose ?
Comme elle n’avait pas bougé et qu’il ne voulait pas avoir à s’explique plus, Hyo s’écarta doucement, lui souhaita bonne nuit et s’en alla. Nisou le suivit des yeux, ne
sachant trop quoi faire, et le regarda se faire engloutir progressivement par la pénombre.
Deux autres yeux fous de jalousie n’avait rien manqué de la scène et observaientt dans l’ombre du batiment qui le dissimulait.